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Dignatio cognitio stultitiae tenebris lumen . licence CC-BY-NC

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Sati Mata ou la génération home studio 2.0

Geekbill  : Bonjour , pourriez vous vous présenter ?

Bonjour, sati mata est un duo (Samuel Lardeau et Armelle Percheron) qui a vu le jour en Normandie à l’époque du site myspace. Notre but était de laisser des démos et faire des remixes. Sati mata est surtout lié à la culture du Home studio, nous voulions enregistrer notre musique de façon indépendante.

 

Geekbill  : J ‘ ai revus vos vidéos recemment et me suis aperçu que vous aviez un son très propre pour votre jeune age , de quel matériel , logiciels disposez vous  ?

Merci. Le son très propre est lié aux progrès des nouvelles technologies mais il est vrai que nous soignons beaucoup notre son.
Nous utilisons logic audio depuis pas mal d’années. La version 5 sur PC pour notre CD in.camera puis Logic X sur Mac depuis peu. Cela nous permet d’avoir un son puissant et riche.
Nous aimons avant tout les instruments de musique et nous utilisons aussi beaucoup de véritables instruments en complément des vst.

 

Geekbill  : Vous utilisez donc Logic , ce n’est pas vraiment l ‘ environnement le plus léger en home studio , par rapport à cette horreur échappée du tréfonds de l ‘ âme humaine qu ‘ est Steinberg Cubase ou à cette environnement faussement «  electro  »    qu ‘est Ableton Live .

Logic X est un peu complexe mais le résultat est étonnant. Nous utilisons tout de même de vrais instruments  : Roland JX-8P, Korg X5D, Korg Monotron, Casio SK1…
Pour certains titres, nous avons utilisé un Theremin Etherwave Moog, un MicroKorg XL, un Ebow, une dictée magique, une Nintendo DS… Nous aimons aussi les logiciels de synthèses vocales, c’est même devenu une sorte de marque de fabrique.
Sinon, notre passé rock est toujours présent  : vraies basses, guitares et des pédales d’effet.

 

Geekbill  : Vos influences musicales , écoutez vous des podcasts musicaux , lisez vous encore des revues dédiées ?

Nous écoutons vraiment de tout. Du Krautrock, du métal , du jazz, du Shoegaze… et aujourd’hui des musiciens qui ont un univers bien à eux  : les artistes des labels Ici d’ailleurs.(EZ3kiel, Michel Cloup, Bruit noir), ED Banger.(Mr Oizo, Sebastian…), Pan European Recording, Turzi, Christophe… Cela nous arrive de jeter un coup d’oeil à la presse, quant aux podcasts, nous les découvrons en ce moment grâce à la promo de notre dernier single. C’est une excellente façon de découvrir les artistes indés.

 

GeekBill  : Pour en revenir à votre rendu , je trouve rafraîchissant le fait de ne pas utilisez de plug in simulant la bande magnétique ou une compression «  à la NRJ «  qui ecrase tout le signal .

Nous ne sommes pas ingénieurs du son, nous avons appris en bricolant. Nous n’aimons pas non plus le gros son actuel qui enlève les subtilités de certains morceaux. Les normes actuelles de mastering sont étouffantes.

 

GeekBill  : Je sais très bien que vous etes trop jeune , mais vous etes une génération «  chanceuse «  en matière de musique assistée par ordinateur  : vous avez échappez à la génération des synthétiseurs PCM , type Korg M1 , qui ont littéralement pollué la musique de ma jeunesse , maintenant , tout le monde à dans son set un ou plusieurs synthétiseurs VA , numérique mais simulant les imperfections analogiques , les numériques «  pur «  comme le Kurzweil K2000 /25000 étant remplacé par les VST  ; et les analogiques sont plus ou moins donné . La question est la suivante , comment vous les jeunes appréhendez vous cette palette sonore  ?

Le problème des synthés c’est qu’ils sont parfois mal utilisés. C’est la solution de facilité pour beaucoup de gens. Nous aimons mélanger les VST, un vrai synthé, des instruments trafiqués etc…Cela se fait au gré de nos envies. Le tout digital ne nous intéresse pas. Parfois certains «  accidents sonores  » donnent lieu à des choses vraiment originales.

GeekBill  : Avez vous prévus de sortir un EP  ? Un LP sur bandcamp  ?

Notre EP  , in.camera., est en vente en digital et en cd sur Bandcamp (ainsi que sur iTunes et Amazon). Notre dernier single, Poyekhali  ! conçu autour d’un sample de Youri Gagarin est en vente uniquement sur Bandcamp. Sinon, nos projets sont variés et ne concernent pas que la musique enregistrée. Nous faisons régulièrement des vidéos sur Youtube.
En ce moment, nous travaillons avec le peintre/vidéaste/ maquilleur d’Evreux Gu.Lagalerie. Une série de vidéos collaboratives est en train de voir le jour.

Geekbill  : merci pour cet entretien .

Et après ?

Les bonnes et les mauvaises adaptations …

Le lecteur aura compris de lui même que je suis sorti désappointé de la version Johansson de the ghost in the shell . Le manga , comme le comics étaient du matériel de pointe pour le grand public . Des scenarii passe partout , des héros charismatiques , des scénaristes incapables et un réalisateur sur deux à peine un yes man digne du pool Besson , pourtant cela commence à coincé .

Des accidents en matières d ‘ adaptations , cela arrive plus souvent que l ‘ on ne le pense . Ce sont les bonnes , dans le fond et la forme qui sont l ‘ exception . Certes il est plus facile de vendre aux studio une énième version des trois mousquetaires version kung fu et uchronie avec Milla Jovovitch qu ‘ une version même condensé des racines du mal de Maurice G. Dantec , auteur déjà oublié de ces «  contemporains «  .

Certes il est vrai que de son vivant Maurice G. Dantec à étez maltraité par deux fois avec la sirène rouge et babylon babies , transformé en vulgaire film d ‘ action générique hollywoodien alors que le roman comme les racines du mal ont les thématiques voisines de the ghost in the shell . Ou très récemment civil war , qui ce déroule dans un quatre pièces cuisine avec Catherine Deneuve en bad guy , ou comment résumé un débat d ‘ importance politique .

Mais les japonais n ‘ ont certainement pas besoins des occidentaux , pour salopé tous seul un matériel formidable ; comme St seiya : the lost canvas , prequel plutôt bien écrite de la série d ‘ origine . L ‘ animé à rendu le scenario de base , du shonen basique , un machin sucré à mon goût , je ne dirais pas «  pathétique «  , mais il y a un pathos insupportable , en sus cela réduit la geste sacrificiel des chevaliers d ‘ or .

On me répondra que la version française n ‘ aide en rien en la dignité , il est vrai que la sobriété serais dérangeant pour le jeune public , déjà qu ‘ il subit de son plein grée , son plein consentement coupable Cyril Hanouna et sa clique .

Who ‘ s the boss – madame est servie

Ou l ‘ on nous propose un reboot …

J ‘ ai déjà parlé , il y a des années de la sitcom who ‘ s the boss . Qui à commencé sa diffusion sur Antenne 2 et ce poursuivis avec succès sur M6 , jeune chaîne hertzienne , dirigé par feue Jean Drucker , frère talentueux de l ‘ autre .

Who ‘ s the boss était une sitcom original ou ce voulant comme telle à l ‘ époque , je renvois au archive du blog ou j ‘ en parle plus longuement . Mais pourquoi est ce que je parle d ‘ un reboot d ‘ une comédie de situation , bouclé au début des années 1990 . Parce que si j ‘ en crois les pages Facebook de Judith Light et d ‘ Alyssa Milano c ‘est envisagé sérieusement … mais pas greelighté .

Pour ma part , quasiment au milieu de 2017 , je répond par un interrogation : what the fuck !!!

Quelle en est l ‘ intérêt scénaristique ? Autant la saison dix d ‘ XFiles est pertinente comme la série house of cards ou métaphoriquement games of thrones car nous voyons et ressentons le vieillissement des deux héros et de l ‘ époque qui les ont vu ce débattre . Mais la série ne peux que ce centré que sur le personnage de Samantha , Angela et Tony ne faisant parties que du bruit de fond et faisant le lien entre les deux époques .

Encore une fois , nous parlons de personnages , écrit dans les années 1980 ou la némésis absolue était JR Ewing , en 2017 , c ‘est le président Frank Underwood qui bouffe de l ‘ Ewing pour avoir le plaisir à le chié le midi . Les paradigmes ont changé et ce sont obscurcis . C ‘est passionnant pour la caractère de l ‘ homme , mais rien à faire dans un sitcom , qui est un divertissement , pas un manifeste politique ou social . Who ‘ s the boss , n ‘est certainement pas the wire , mais ne peu , paradoxalement pas en faire l ‘ abstraction de cette écriture incisive et aussi de tenir compte , meme si le modèle est désormais classique de friends .

 

Cosima Wagner – Oliver Hilmes

Tout , sauf une féministe

Entre deux commandes en librairie , je me décide de lire enfin la biographie sur Cosima Wagner , qui traînait depuis des années sur ma table de chevet . Je suis un wagnérien de cœur . J ‘ ai toujours eut Tannhauser en fond sonore .

J ‘ ai lut il y a des années , durant une crise de wagnerisme aiguë , lorsque je découvrais le Ring selon Karajan ( qui est pour moi indépassable ) l ‘ ouvrage de «  base «  pour le fan de Parsifal : la biographie de Richard Wagner de Martin Gregor – Dellin .
Le portrait en creux de la «  belle époque «
On ne peut parlé de Cosima Wagner , sans Bayreuth et sa colline verte . Lire sa biographie , donne un vertige concernant la fin du 19 ème siècle jusqu ‘ à la seconde guerre mondial . Cosima Wagner à littéralement vampirisé le travail de son second mari .

Certes , Cosima à valorisé , autant que possible , aussi bien pour des raisons culturel , que financier l ‘ œuvre de Richard . Cosima à étez une personnalité complexe , car elle même complexé . L ‘époque était au nationalisme échevellé et à l ‘ antisémitisme virulent .

Il faut voir les choses en faces la famille Wagner et leur entourage proche : ils étaient tous racistes . C ‘ était une secte , telle que l ‘ entend les autorités . Ce même entourage , trouvait que Tannhauser était indigne du festival Wagner car œuvre de jeunesse .
Le problème Parsifal
Parsifal est le dernier opéra de Richard Wagner . Il à pour sujet la quête du Graal et de la pureté . Pour les Bayreuthiens ont développée un culte dans le sens religieux du terme pour Parsifal . En sus d ‘ être entièrement tourné vers Cosima , ces personnages avaient développée une mystique étrange , ce qui est un non sens pour des gens de religion protestante .

En faite , Parsifal avait crée une religion bizarre , pour synthétisé : le catholicisme vu par des protestants , dans une atmosphère «  intellectuel «  étriqué , le tout dirigé par une famille , obnubilé par sa puissance . Il faut aussi parlé de Siegfried , fils de Cosima et de Richard . Pour le résumé : un incapable , comme il y en a tant et tant , descendant de personnalité remarquable , mais dont le prestige écrase tout .

Je n ‘ excuse en aucun cas Siegfried , comme le dit l ‘ auteur , je cite : un compositeur du dix neuvième siècle , regardant par le trou de la serrure le vingtième siècle .

Je ne saurais que conseillé cette ouvrage en complément de la biographie de Martin Gregor – Dellin